du Gériatre et du Gérontologue
CHU de Grenoble et de Nice
CMRR Grenoble Arc Alpin et Nice
15ème année n°
38 23 Novembre
2009
REUNION BIBLIOGRAPHIQUE HEBDOMADAIRE
Edito
Rose-Marie Van Lerberghe, ex Directeur de l'AP-HP, PDG de Korian, 10000 résidants dont 70% atteints par la maldie
d'Alzheimer ou apparentée, ne veut pas de 5ème risque qu'elle
stigmatise comme le 5ème trou, dans un article de la Tribune du
mercredi 18 novembre 2009, page 9. Elle préconise plutôt la mobilisation des
ressources thésaurisées des plus âgés, en encourageant l'épargne-dépendance
(individuelle ou collective ?) ou une transformation de l'épargne assurance vie
en rente viagère immédiate dès l'entrée en institution. Ce qui est vrai c'est
que l'EHPAD devient trop chère pour beaucoup de familles. [AF]
Articles
·
Clinics (Sao Paulo).
2009;64(7):613-8.
Predictors of
in-hospital mortality among older patients. Silva TJ, Jerussalmy CS, Farfel JM,
Curiati JA, Jacob-Filho W. (Hospital das Clinicas, Faculdade de Medicina,
Universidade de São Paulo/SP, Brazil)
L'objectif de
cette étude de cohorte, observationnelle, prospective est de déterminer les
facteurs de risque de mortalité dans un service de court séjour gériatrique
entre février 2004 et octobre 2007. Huit cent cinquante six patients ont été
inclus (patients de plus de 60 ans) avec un âge médian de 78 ans. 40% ont été
adressés par les urgences, 40% par les soins primaires de la communeauté, 12 %
par d'autres services et 6 % par les soins intensifs. Les critères d'exclusion
sont la décision de prise en charge en soins palliatifs et le refus de
participer.
Résultats :
16% de mortalité ont été observés dans cette étude. La plupart des décès sont
d'origine infectieuse. 1/3 des patients ayant des difficultés de transfert sont
décédés, 35% des patients ayant eu un syndrome confusionnel et 43% des patients
ayant une albumine basse également. En analyse multivariée, les facteurs
indépendants de mortalité mis en évidence sont le syndrome confusionnel (OR :
4.1), la présence d'un cancer (OR : 3.3), l'albumine basse (OR : 3.2),
l'insuffisance rénale (OR : 2.39), l'antécédent d'insuffisance cardiaque (OR :
1.97) et la présence de difficultés de transfert (OR :
1.84).
Discussion :
Cette étude confirme que la dénutrition, les pathologies graves comme le cancer
et l'insuffisance cardiaque sont des facteurs indépendants de mortalité. Des
actions d'intervention sont possibles sur différents facteurs (dénutrition,
problèmes de tranfsert...). Cet article suggère l'intérêt en pratique courante de
la prévention du syndrome confusionnel.
Commentaires
des lecteurs : 1) l'age des patients est assez bas avec un recrutement à partir
de 60 ans : mais cela souligne peut-être la différence d'âge physiologique entre
les patients âgés du Brésil et de l'Europe : 2) surprise face au taux élevé de
mortalité à 16% et d'origine essentiellement infectieuse soulignant plus que la
mauvaise qualité du système de soin brésilien, un recrutement important aux
urgences et sans doute la position intermédiaire d'un pays émergeant entre la
mortalité infectieuse encore présente et la mortalité par maladies chroniques
encore bien limitée ; 3) enfin un problème de précision des facteurs étudiés
(définition de l'antécédent d'insuffisance cardiaque, usage du taux de
créatinine plutôt que la clairance, origine des syndromes confusionnels non
précisée...). L'arrivée dans la littérature médicale de l'expérience gériatrique
brésilienne reste un évènement soulignant la mondialisation des questions
gériatriques. (Commentaires R.
Boulahssass, R. Gavignet.)
·
Harvard Business Review 2006 ; May:
58-66
Why innovation in
Health Care is so hard ? Regina H. HERZLINGER
Cette vision
américaine peut s'appliquer en partie à notre système sanitaire, social et
économique. Les progrès médicaux sont réels, mais l'accessibilité des personnes
au progrès potentiel est des plus inégaux. L'investissement financier public ou
privé est élevé aux Etats-Unis et les chiffres se comptent en dizaines de
milliards de dollars. L'auteur distingue trois secteurs qui pourraient être
déterminants en améliorant la qualité des soins et en en réduisant les coûts. Le
comportement du consommateur de soin
qui tend vers de meilleurs produits ou
services pour moins cher, la technologie pour des nouveaux
médicaments, de nouveaux systèmes d'information permettant un suivi adapté et
une réduction des risques, et enfin le modèle économique, ou « business
model » d'un secteur industriel
incroyablement morcelé et donc très onéreux et sans doute insuffisamment
efficace. Le centre de l'article repose sur l'individualisation de six facteurs
économiques porteurs des forces mais aussi des faiblesses. 1- Les acteurs de l'industrie de la santé ont
des pouvoirs certains notamment dans l'action politique, mais parfois opposés
comme les médecins et les hôpitaux, les médecins spécialistes et les assureurs,
les patients hospitalisés et les fournisseurs de santé à domicile, les
institutions privées, publiques ou non lucratives, les groupes de patients et
décideurs politiques, la justice et la malpratique. Sans oublier les innovateurs
industriels. La compétition n'est ni claire ni permanente. 2- Le financement repose sur deux aspects
différents : le financement de l'innovation qui se conçoit à long terme depuis
l'idée initialejusqu' à l'approbation par les agences d'une part, et la
propension à payer des patients, des assureurs et notamment dans les pays
prônant l'état providence. L'opinion des médecins, en position de recommandation
est déterminante mais en lien aussi avec leur système de rémunération. 3- La
régulation et la volonté politique
sont indispensables dans l'équilibration de l'offre, si l'on prend en exemple
les traitements de maladies orphelines, mais les innovateurs savent que
l'opinion publique et politique se retournera contre eux facilement s'ils
délivrent une technique apparaissant comme à risque. 4- L'innovation technologique nécessite une fenêtre de
tir : trop tôt et les structures d'application ne sont pas en place, trop tard
et la compétitivité sera réduite. Sans négliger la compétition entre catégories
technologiques : le vaccin de la polio à fait disparaître les infrastructures
d'assistance aux poliomyélitiques, amenées ensuite à se reconvertir. 5- Le client de soins de santé potentialisé
(empowered) et engagé en train d'apparaître [aux US] pourrait
repousser vers l'anachronisme le patient passif d'aujourd'hui. Les malades et
leurs familles se regroupent autour d'associations et de lobbys de plus en plus
puissants, et recherchant en permanence le progrès des prises en charge. De plus
le consommateur semble dépenser beaucoup d'argent personnel en soins
complémentaires (40 milliards de dollars aux US), au-delà de la médecine
traditionnelle, et cette dépense est reliée au développement de l'Internet.
6-Les consommateurs potentialisés et les payeurs sous pression du coût demandent
une attitude de responsabilité de la part des
innovateurs en soins de santé, rapport favorable coût/efficacité, sécurité à
long terme, tout en répondant aux exigences à court terme de l'efficacité et de
la sécurité demandée par les agences de régulation. Le problème de ces agences
c'est qu'elles mettent l'accent sur le processus plus que sur les résultats.
(Commentaires Alain FRANCO, Nice)
Vient de se
passer
·
Congrès SFTAG 2009 "Comprendre pour
agir"
1er Congrès
de la Société Française des Technologies pour l'Autonomie et de Gérontechnologie
et 2e colloque PARAChute. Université de technologie de Troyes - du 18 au 20
Novembre 2009
Un
très beau succès.
Colloques et
Congrès à venir
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Maladie d'Alzheimer & Syndromes Apparentés : « Vivre
par procuration ». Peut-on être représenté ? A ne pas manquer pour les personnes et les
professionnels concernées par l'éthique.
Colloque du « 3è Plan Alzheimer » organisé par
EREMA/AFDHA - 10 décembre 2009, Institut Régional de Formation - CHU-Hôpital
Maison Blanche - 45 rue Cognacq-Jay - 51100 REIMS. Contact : Concept Santé colloque.erema@concept-sante.com - Tél : 01 41 12 87 12 - Fax : 01 41 12 87
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Treizièmes journées nationales de l'Hospitalisation à
Domicile, 9-10 décembre 2009, Salons de
l'Aveyron, Paris.
En
plein boum. Contact : la FNEHAD : l.rabot@fnehad.fr
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Défaut d'attention au volant : premier bilan et
nouvelles perspectives de recherche, 26
novembre 2009 de 8h30 à 17h30, Lyon (Part-Dieu, Hôtel des
Communautés)
Journée organisée par l'axe Attention du RESAT (Réseau
Eveil, Sommeil, Attention pour les Transports) avec le soutien du PREDIT, de la
DSCR, de l'INRETS et du Grand-Lyon.
http://jsa.inrets.fr . L'inscription est
gratuite. Cependant, nous vous remercions par avance de bien vouloir vous
inscrire en envoyant un email à js-attention@inrets.fr
<mailto:js-attention@inrets.fr> de façon qu'ils puissent ajuster la
logistique en fonction du nombre de présents. www.cluster-hvn.com<http://www.cluster-hvn.com/>
·
Vieillissement de la population et démographie des
professions de santé : Constats ? Réponses
Rendez-vous aux Salons de l'Aveyron, le 4 décembre 2009,
17 rue de l'Aubrac, Paris 75012. Colloque organisé par le Groupe Pasteur
Mutualité. Contact : http://p.arcoleweb.com
Bibliographie du 23/11/2009 - Nice : Séverine AGRATI,
Christelle AUVARA, Isabelle BEREDER, Alexandra BONJOUR, Rabia BOULAHSSASS,
Marianne BRUNO, Françoise CAPRIZ-RIBIERE, Flore CARANTA, Jacqueline CASALI, Anne
Laure COUDERC, Grégory DEBRIS, Alain
FRANCO, André GARY, Raphaëlle GAVIGNET, Florian GRENIER, Damien LE GAY, Pierre
PRAS, Vanessa RIO, Luc VAN ELSLANDE.
